Tous les établissements de restauration doivent trier leurs biodéchets à la source. Mais entre le manque de place, les coûts de collecte et la difficulté de mobiliser les équipes, leur valorisation reste un défi pour les hôtels-restaurants. Du compostage à la méthanisation, en passant par les biodigesteurs et les outils de mesure du gaspillage, les solutions se multiplient pour transformer cette contrainte réglementaire en opportunité économique et environnementale.
Épluchures en cuisine, restes d’assiettes, buffets trop généreux… Dans les restaurants d’hôtels, le gaspillage alimentaire se
niche partout. Depuis le 1er janvier 2024, la loi Agec impose à tous les professionnels de trier à la source leurs déchets alimentaires. Une obligation qui s’inscrit aussi dans les démarches de certification environnementale : c’est un critère impératif pour décrocher le label Clef Verte (critère n° 86) et un indicateur de conformité pour prétendre à la certification Green Globe (D.2.3.1.8). Selon l’entreprise spécialisée Orbisk, « chaque kilo de nourriture jeté, c’est 7 € de perdu, 7 000 litres d’eau gaspillés et 4,5 kg de CO₂ émis. Un véritable gouffre économique et écologique. » Depuis quelques mois, les sociétés du secteur voient donc affluer les gérants d’hôtels. « Il y a une prise de conscience forte », constate Loïck Prat, commercial grands comptes de la start-up Les Alchimistes. « L’augmentation régulière et
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