Taux d’occupation, prix moyen, RevPAR, masse salariale, énergie, distribution, restauration, trésorerie… Dans un environnement où les performances peuvent fortement varier d’un marché à l’autre, construire
un budget hôtelier ne peut plus consister à reconduire mécaniquement les chiffres de l’exercice précédent. L’enjeu est désormais de relier prévisions commerciales, structure de coûts et rentabilité, tout en actualisant régulièrement les hypothèses retenues.
Par Pr Radhoine Laouer, Ph.D.
Le contexte récent illustre bien cette nécessité. En juin 2026, le RevPAR du marché hôtelier français progressait de 3,6 % sur un an, à 123 euros, mais cette moyenne nationale cachait des situations très contrastées : +6,4 % en régions, contre -0,8 % à Paris, tandis que certaines destinations, comme Nice ou Bordeaux, affichaient des progressions supérieures à 12 %. Parallèlement, la fréquentation hôtelière en France métropolitaine progressait de 1,4 % au deuxième trimestre 2026 et le tourisme d’affaires rebondissait de 6 %.
Ces différences rappellent une réalité fondamentale : un budget construit à partir d’une simple tendance nationale peut masquer les véritables déterminants de la performance d’un établissement. Le budget hôtelier ne devrait donc plus être considéré comme un document comptable établi une fois par an. Il doit devenir un outil permettant de prévoir, simuler, décider et corriger.
Du
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