Au-delà du spa traditionnel, le bien-être devient une approche globale intégrant sommeil, sport, nutrition et expériences « transformationnelles ». Cette évolution répond à une demande croissante des clients, mais aussi à des enjeux d’investissement et de repositionnement des établissements.
Longtemps centrés sur le food & beverage, les établissements hôteliers opèrent un virage significatif vers le wellness, porté par une demande en forte croissance et des perspectives économiques considérables. Le marché mondial du bien-être atteignait ainsi 6 300 milliards de dollars en 2023, soit plus de 6 % du PIB mondial, avec une croissance annuelle estimée à 7,3 % jusqu’en 2028, a précisé Isabelle Charrier, éditrice et directrice de la rédaction de Sense of Wellness Magazine, lors d’une réunion de présentation du salon au printemps dernier. À cet horizon, il pourrait frôler les 7 800 milliards de dollars. Des chiffres qui confirment que le wellness n’est plus une tendance marginale, mais bien un pilier structurant de l’industrie touristique. Dans l’hôtellerie haut de gamme, cette évolution se traduit par une attente client devenue quasi incontournable. « Selon une étude récente de McKinsey, 80 % des clients d’hôtels haut de gamme considèrent la présence d’un spa comme importante, un taux qui grimpe à 96 % dans le segment luxe et cinq étoiles », a ajouté Isabelle Charrier. Au-delà de l’image, le bien-être devient ainsi un critère de choix déterminant, voire un standard. Mais l’enjeu ne se limite pas à l’attractivité , il est aussi – et surtout – économique.
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