Depuis la fin du printemps, les gestionnaires de paye des entreprises de l’hôtellerie-restauration font face à des difficultés de « calage » de leurs paramètres. Ces difficultés, provoquées par la hausse du SMIC, tiennent aux variations de la grille conventionnelle (des salaires de branche) que cette hausse a provoquées.
• Épisode 1 – hausse du SMIC : mise en sommeil d’une partie de la grille de la branche
Eu égard aux mécanismes de fixation de son montant, la progression de l’inflation a « mécaniquement » provoqué celle du SMIC (horaire) : depuis le 1er juin 2026, il a atteint 12,31 € alors qu’il se limitait à 12,02 € (depuis le 1er janvier de cette année).
Arrêté du 22 mai 2026 – NOR : TRST2612929A
Ceci n’a pas manqué d’impacter les minima de salaires à respecter. Ce qui concerne surtout les entreprises de l’hôtellerie dont la pratique salariale se calque strictement et exclusivement sur la grille de la branche.
Rappel : grille issue, à l’époque, des dispositions de l’avenant n° 33 du 19 juin 2024.
Car, en effet, tous les échelons du niveau I et le premier du niveau II, prévus par cet avenant, étaient, à la date du 1er juin 2026, devenus inférieurs au SMIC. Juridiquement, ceci ne pouvait être possible et rendait dès lors caducs ces niveaux conventionnels de salaire. Cet état de fait imposait – et impose jusqu’à l’entrée en vigueur d’une nouvelle grille étendue – l’adoption d’une pratique salariale mêlant SMIC et minima conventionnels
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