La montagne française poursuit sa progression comme destination de vacances estivales. Selon les données de l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), établies par le cabinet G2A, le taux d’occupation atteint 65,8 % entre le 4 juillet et le 22 août 2026, soit une hausse de 2,5 % sur un an et de 5 % par rapport à l’été 2024.
Cette progression se retrouve sur les deux principaux mois de la saison. Juillet affiche un taux d’occupation de 63,3 % (+3,6 %), tandis qu’août atteint 72 % (+1,1 %). Le pic de fréquentation a été enregistré durant la semaine du 8 août, avec un taux d’occupation de 80,7 % sur les 515 000 lits du parc hôtelier en montagne.
Au-delà de la recherche de fraîcheur face aux épisodes de fortes chaleurs, les stations bénéficient de la diversification de leur offre. Activités sportives, animations culturelles et loisirs familiaux contribuent à renforcer l’attractivité de la montagne pendant la période estivale. L’accueil de grands événements, comme des étapes du Tour de France, des festivals ou des compétitions sportives, constitue également un moteur de fréquentation.
« Ces résultats confirment saison après saison que la montagne est devenue une destination estivale à part entière », souligne Jean-Luc Boch, président de l’ANMSM. Il estime que les canicules, la sécheresse et les incendies renforcent l’intérêt pour la montagne, avec un développement des « coolcations », ces vacances recherchées dans des destinations plus tempérées.
Dans le détail des hébergements, les résidences de tourisme affichent 74,1 % d’occupation et les hôtels 67,9 %, deux niveaux présentés comme stables. De leur côté, les villages vacances progressent de 3,3 points, à 68,4 %.
Les principaux massifs enregistrent eux aussi des progressions. Les Pyrénées affichent le taux d’occupation le plus élevé, à 69,8 % (+4 %), devant les Alpes du Sud à 66,8 % (+1,2 %) et les Alpes du Nord à 64,6 % (+2,3 %).
La clientèle reste majoritairement française, représentant 81,7 % des vacanciers. Les visiteurs internationaux comptent pour 18,3 % des séjours, avec une affluence de Néerlandais, Belges et Britanniques.
Pour Jean-Luc Boch, cette fréquentation croissante pose toutefois un enjeu de gestion des territoires. Les stations doivent désormais concilier attractivité touristique, préservation des milieux naturels et gestion de la ressource en eau, notamment à l’approche des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030.
T.L.B.
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