Réélu président de l’ANMSM, Jean-Luc Boch alerte sur l’avenir des stations

Réélu président de l’ANMSM, Jean-Luc Boch alerte sur l’avenir des stations
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Réélu à la présidence de l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne (ANMSM), Jean-Luc Boch entend faire des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes 2030 un levier de transformation pour les territoires de montagne. Réunis en assemblée générale le 6 mai à Paris, les élus des quelque 100 stations adhérentes ont renouvelé leur confiance au maire de La Plagne Tarentaise, en Savoie, pour un nouveau mandat. Aux côtés d’Arnaud Mathieu, maire de Villard-de-Lans, reconduit au secrétariat général, et de Mylène Agnelli, maire d’Isola, maintenue à la trésorerie, Jean-Luc Boch a détaillé les grands chantiers de l’association en présence de la ministre des Sports Marina Ferrari et d’Edgar Grospiron.


Le président de l’ANMSM a plaidé pour une meilleure reconnaissance du rôle économique des stations de montagne. « Nos stations ne sont pas de simples destinations touristiques, a-t-il indiqué. Ce sont des territoires de vie, des bassins d’emploi, des économies qui font vivre des centaines de milliers de personnes et qui structurent une grande partie de nos massifs. Les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 représentent aussi une opportunité historique de faire rayonner la montagne française. Nous devons être au rendez-vous en matière d’hébergement, de mobilité et d’accessibilité. Défendre les communes support de stations, c’est défendre des territoires qui investissent, qui innovent, mais qui attendent aussi des règles claires et des moyens à la hauteur. Nous avons des priorités qui appellent désormais des actes : la rénovation de l’immobilier, la mobilité, les finances locales. »


À l’approche de l’échéance olympique de 2030, l’association veut accélérer plusieurs dossiers jugés prioritaires. Premier enjeu, la rénovation de l’immobilier touristique. L’ANMSM alerte sur les conséquences de la loi Le Meur, qui imposera aux meublés touristiques de respecter les critères du DPE d’ici 2034. Sans accompagnement financier massif, l’association craint une sortie importante de logements du marché locatif. Deuxième priorité, la mobilité. Les élus demandent un renforcement des liaisons ferroviaires, notamment des trains de nuit, ainsi qu’une offre multimodale facilitant l’accès aux stations. Enfin, l’association appelle à une refonte du soutien financier aux communes touristiques, confrontées à la hausse des charges et à la baisse des aides de l’État.


N. F.