Un été à géométrie variable

Un été à géométrie variable

Après un début d’été encourageant, les épisodes de chaleur extrême ont brutalement freiné l’activité touristique sur certains territoires. À Paris, les nuitées ont chuté de plus de 7 % début juillet. En Occitanie, seuls 41 % des professionnels du tourisme se disent satisfaits de la fréquentation de juillet, soit neuf points de moins qu’en 2025, tandis que d’autres régions, comme la Bretagne ou la Normandie, maintiennent leur fréquentation. Dans les CHR, le constat est encore plus marqué : 91 % des professionnels interrogés par l’Umih déclarent avoir subi un impact négatif des canicules. Mais à mi-août, au moment où nous bouclons ce numéro, la saison estivale est loin d’être terminée : les réservations de dernière minute pourraient encore rebattre les cartes. Dans un contexte où la météo influence de plus en plus directement les choix


© Kasia Kozinski


des voyageurs, les hôteliers doivent composer avec des saisons moins linéaires et des réservations toujours plus tardives. L’enjeu est de gagner en agilité et de proposer des offres plus flexibles, capables de répondre aux nouvelles attentes des clients.


Les hôtels des parcs d’attractions n’ont pas échappé à ces vagues de chaleur. Pour autant, leur fréquentation estivale ne semble pas avoir été durablement freinée. Leur activité reste globalement dynamique à mi-août. Pour des acteurs comme le Futuroscope, le Parc Astérix, Nigloland, le Puy du Fou, le PAL ou Disneyland Paris, l’enjeu ne se limite plus à attirer les visiteurs, mais à leur donner envie de rester. L’hôtellerie devient ainsi un prolongement à part entière de l’expérience, avec des univers thématiques, des services personnalisés et une attention particulière portée au confort des clients. Les résultats sont au rendez-vous. Au Parc Astérix, les hôtels affichent régulièrement 98 à 99 % de taux de remplissage en haute saison. À Nigloland, le taux d’occupation approche 90 %. Les visiteurs ont également tendance à prolonger leur séjour. Au Futuroscope, par exemple, la part des séjours de trois jours est passée de 7-8 % en 2023 à 25 % depuis l’ouverture de l’Aquascope. Pour maintenir cette dynamique, les intervenants doivent relever de nombreux défis, comme le recrutement et la fidélisation des collaborateurs, le maintien de la qualité, la maîtrise des coûts et la transition environnementale. Retrouvez dans notre dossier les dernières tendances des hôtels de parcs et les projets à venir, des retours d’expérience des principaux acteurs, ainsi que leurs initiatives pour enrichir l’expérience client et prolonger le séjour des visiteurs.


Francis LUZIN,
Directeur de la publication