Le voyage d'affaires n'a pas dit son dernier mot. C'est l'un des principaux enseignements du premier rapport mondial de FCM Consulting consacré à l'hôtellerie d'affaires. Si les déplacements professionnels sont moins nombreux qu'auparavant, ils sont désormais davantage orientés vers des objectifs à forte valeur ajoutée.
L'étude met en évidence la bonne santé du marché hôtelier d'affaires. En 2025, le taux d'occupation des établissements situés sur les principaux marchés professionnels a atteint 73,7 % au niveau mondial, en progression de 1,3 point sur un an. Plusieurs destinations enregistrent des performances particulièrement élevées, à l'image de Tokyo (82,9 %), Londres (82 %) ou encore Sydney (81,5 %).
La France tire également son épingle du jeu. Selon FCM Consulting, elle s'est imposée comme la première destination mondiale du tourisme d'affaires entrant en 2025, avec une hausse de 53 % des visites professionnelles internationales, représentant 11,6 millions de voyageurs supplémentaires.
Pour autant, les usages évoluent. Le développement du travail hybride a profondément modifié les critères justifiant un déplacement. Les réunions internes de routine cèdent progressivement la place à des voyages liés au développement commercial, à la relation client, à la conduite de projets ou aux grands rendez-vous professionnels. Ainsi, 77 % des entreprises interrogées considèrent toujours les rencontres en présentiel comme essentielles à l'atteinte de leurs objectifs.
Cette évolution invite les hôteliers à repenser leur offre. Les attentes diffèrent selon les profils : proximité et simplicité pour les équipes commerciales, séjours plus longs pour les équipes projet, flexibilité et discrétion pour les dirigeants. Une segmentation qui oblige les établissements à adapter leurs services et les entreprises à revoir leurs programmes hôteliers.
E.L.
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