Autrefois considérés comme des extensions saisonnières, ouvertes uniquement aux beaux jours, les jardins et terrasses d’hôtels participent désormais pleinement à l’expérience client, à la différenciation et à la génération de revenus additionnels. Portée par les évolutions post-Covid et par la recherche d’espaces ouverts, l’importance des extérieurs s’est fortement accrue. Ces espaces deviennent des lieux de vie, de sociabilité et de consommation capables d’attirer aussi bien les clients hébergés qu’une clientèle locale. Ils sont recherchés par les voyageurs en quête de connexion avec l’environnement, de naturalité et de respiration, y compris en milieu urbain.
Valoriser ses extérieurs ne s’improvise pas, plusieurs principes clés sont à respecter. Tout d’abord, la mise en scène. Le jardin doit être pensé comme une expérience, avec une entrée, des perspectives et des séquences, indique l’architecte paysagiste Christophe Gautrand, co-dirigeant de Gautrand & Associés, avec Benjamin Deshoulière. Ensuite, la lisibilité des usages : le visiteur doit immédiatement comprendre la fonction des espaces, qu’il s’agisse de se restaurer, se détendre ou circuler. Le travail des strates végétales – arbres, arbustes, vivaces – permet de structurer les volumes et d’enrichir la perception.
L’attention portée aux détails est également essentielle. Mobilier, éclairage, objets décoratifs ou protections climatiques contribuent à rendre le lieu accueillant. Enfin, l’entretien reste un point crucial, souvent négligé. « On n’imaginerait pas un lobby mal nettoyé, mais c’est parfois le cas des jardins », rappelle l’architecte paysagiste.
Trouver un équilibre entre esthétique, écologie et
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