Quand on construit un hôtel ou quand on dépose un permis de construire, la prise en compte des dépenses énergétiques est essentielle, a mis en avant Laurent Taieb, PDG du groupe éponyme, lors de la table ronde « Vers une hôtellerie résiliente : intégrer climat, biodiversité et adaptation » du Club Banques Tourisme, organisée le 3 décembre dernier à Paris, par Bpifrance, avec Extendam et MKG. Les dernières crises climatiques ont fait exploser les factures, rappelle-t-il, révélant à quel point la maîtrise des consommations est devenue un enjeu stratégique. Pour illustrer ce défi, il choisit un exemple concret : l’exploitation d’une chambre. « Des clients partent à huit heures du matin en laissant tout allumé, climatisation ou chauffage à fond, avec à la clé des factures absolument délirantes. » Face à cela, le groupe s’appuie sur les nouvelles technologies. Dans tous ses établissements construits récemment, chaque chambre dispose d’un système automatique de détection de présence. « Au bout de 15 secondes, 2 minutes… il coupe automatiquement l’éclairage, ajuste le chauffage à une température acceptable », a-t-il expliqué. « Et lorsque le client revient, le système restaure les réglages mémorisés, exactement comme s’il n’avait rien changé. » Selon Laurent Taieb, ces dispositifs permettent de diviser le coût énergétique par deux, voire par trois. Mais cette modernisation a un prix. « Pour fabriquer ce système-là, nous avons un vrai sujet au niveau des coûts », prévient-il. Les restructurations hôtelières nécessitent des investissements technologiques importants, difficiles à absorber malgré les économies
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