L’observatoire de la restauration et de l’hôtellerie

L’observatoire de la restauration et de l’hôtellerie

CONSOMMATION


Avril 2014, France métropolitaine, source Insee• Tasse de café
en salle
Stable sur un mois
+ 2 % sur un an
1,50 € la tasse
Troisième mois sans augmentation de prix pour ce produit phare de la RHF. Il faut dire qu’il a atteint un tarif moyen « palier ». Difficile pour certains de demander plus qu’1,50 € pour un simple café. Beaucoup de lieux proposent encore le café à 1 €. Mais certains lieux, essentiellement dans la capitale, osent tarifer l’espresso à plus de 3 € !  Quoi qu’il en soit, n’oubliez pas que le café est souvent un indicateur de votre politique tarifaire pour votre clientèle potentielle.• Boisson cola
+ 0,3 % sur un mois 
+ 3,4 % sur un an
3,05 € le verre
Un centime de plus aussi pour le prix moyen du cola en salle en avril 2014… Mais comme ce dernier est plus élevé que celui de la bière, l’évolution relative est plus faible. Sur un an, cependant, le cola reste le produit qui a connu la plus grande hausse relative par rapport à la tasse de café et à la blonde pression. • Demi de bière blonde
+ 0,4 % sur un mois 
+ 3 % sur un an
2,78 € le demi
Le prix moyen du demi de bière blonde en salle a déjà terminé la petite pause que  nous observions le mois dernier. Il a en effet repris un centime en avril, ce qui participe à la hausse non négligeable de 3% en glissement annuel.


L’évolution des chiffres d’affaires


sur un an (février 2013 - février 2014)










Les chiffres de l’hôtellerie française en avril 2014












Avril 2014 : l’hirondelle fera-t-elle le printemps en France ?


Après plusieurs mois de contraction de ses indicateurs, l’hôtellerie française entrevoit une lueur d’espoir au mois d’avril. Il faut dire que l’activité affaires a été moins ralentie par les périodes de congés que l’an dernier, alors que le weekend pascal et les vacances scolaires de printemps se sont chevauchés cette année.  Les hôteliers absorbent la hausse de la TVA
Les prix moyens des établissements sont néanmoins restés sur une évolution négative, traduisant une nouvelle fois l’impact de l’augmentation du taux de TVA appliqué à l’hôtellerie restauration sur les tarifs hors taxe, alors en baisse de 1,3%. Dans un contexte économique tendu, les hôteliers ont en effet limité l’augmentation des prix clients en absorbant la hausse d’imposition. Le regain de 2,7 points des taux d’occupation a toutefois permis de compenser la faiblesse des prix moyens pour obtenir une évolution positive du Revenu par chambre disponible du secteur, qui a progressé de 2,8% sur le mois.  Le même schéma s’est reproduit sur l’ensemble des catégories hôtelières avec une intensité plus ou moins forte. Le milieu de gamme est ainsi le segment qui a le mieux tiré son épingle du jeu avec une amélioration de 4% de son RevPAR. La province tire les performances vers le haut
Pour le deuxième mois consécutif, la province a tiré les performances nationales vers le haut avec une progression de 4% du Revenu par chambre disponible des hôteliers. Certaines villes ont ainsi profité d’un calendrier sportif favorable à l’activité du secteur, à l’image de Lyon qui a accueilli la Coupe du monde FEI d’équitation au sein de l’Eurexpo, ou Montpellier qui s’est vu confier l’organisation des championnats d’Europe de Judo. Paris a également retrouvé le chemin de la croissance mais de manière plus modeste, avec une hausse de RevPAR de 0,8 %. C’est le segment haut de gamme qui a ralenti la reprise du secteur à Paris intra-muros où son Revenu par chambre disponible s’est contracté de 0,6% sur la période. À l’inverse, l’hôtellerie haut de gamme a joué un rôle de moteur pour l’activité en Ile-de-France (+ 4 % de RevPAR), tout comme le segment économique (+ 5,1 % de RevPAR). Ce dynamisme traduit notamment l’effet bénéfique des salons organisés au Centre des Expositions de Paris Nord Villepinte et la Région a été en mesure d’enregistrer une progression de 2,9 % du RevPAR de ses établissements.
Mais l’hirondelle du mois d’avril ne fait pour le moment pas le printemps de l’hôtellerie française. L’amélioration des indicateurs sur la période ne suffit pas à inverser la tendance à la baisse observée depuis le début de l’année, qui se traduit par une contraction de 1,9 % du RevPAR sur les quatre premiers mois. Si les prix moyens ont poursuivi leur chute, les taux d’occupation se sont néanmoins stabilisés sur la période.


REPÈRES


Le chiffre du mois


43 % des Européens ne partiront pas en vacancesLes Français renoncent de plus en plus à partir en vacances d’été. Selon le baromètre Ipsos-Europ Assistance qui mesure les intentions pour la période juin-septembre publié mardi, seuls 58 % des Français envisagent de partir cet été. C’est 4 points de moins qu’en 2013 et 8 points de moins qu’en 2012.
Un choix également partagé parmi nos voisins européens puisque 43 % des Français, Allemands, Britanniques, Italiens, Espagnols, Belges et Autrichiens ne prévoient pas de partir et 3 % ne se prononcent pas. « Ce taux d’intentions de départs se situe désormais à un niveau proche de la moyenne européenne, la spécificité de ce pays où l’on part beaucoup en vacances s’estompant année après année », relève l’étude d’Ipsos.
Le budget moyen des Européens pour les vacances d’été augmente un peu, à 2 313 €, contre 2 242 € en 2013 (+ 71 €). En moyenne, les Britanniques sont en tête (2 932 €), devant les Belges (2 577 €), les Autrichiens (2 542 €) et les Allemands (2 397 €). Viennent ensuite les Français (2 227 €) et les Italiens (1 798 €). Ce sont les Espagnols qui se limiteront le plus (1 723 €).
Enfin, pour la plupart des Européens (62 %), vacances d’été riment toujours avec séjour balnéaire. Mais 18 % envisagent la montagne (+ 4 points) et 17 % la campagne (+ 3 points). Les Français sont même 24 % à envisager la montagne comme destination possible, contre 15 % l’an passé.
« L’étude montre clairement que l’Europe du Sud reste très touchée par la crise alors que l’Europe du Nord retrouve des niveaux de départs d’avant-crise », a déclaré à l’AFP Thierry Depois, directeur général d’Europ Assistance. En 2008, le taux moyen d’intentions de départs des Européens étudiés était de 67 %. Il était passé sous les 60 % en 2012 et a continué de baisser ensuite.
Étude menée du 10 février au 21 mars auprès d’un échantillon représentatif de 3 505 personnes majeures.