Alors que près de la moitié des dirigeants de TPE-PME de plus de 60 ans n’ont pas encore planifié la transmission de leur entreprise, le secteur de l’hôtellerie-restauration fait face à un double défi : la frilosité bancaire et la pénurie de repreneurs qualifiés. Pourtant, une voie reste sous-exploitée : la reprise par les salariés. Décryptage avec Patrick Page, conseiller Rivalis et expert en accompagnement de dirigeants, à travers la cession de l’emblématique hôtel-restaurant Le Rive Gauche à Joigny.
Par Patrick Page, conseiller en pilotage d’entreprise, Rivalis
C’est une équation que beaucoup jugeaient impossible. D’un côté, un établissement de référence à Joigny dans l’Yonne : Le
Rive Gauche, un hôtel trois étoiles de 42 chambres avec deux salles de restaurant et un chiffre d’affaires supérieur à 2,2 millions d’euros. De l’autre, un couple de repreneurs, Jérôme et Anne-Claire Joubert. Ils connaissent la maison par cœur pour y travailler depuis 20 ans, mais ne disposent que de 50 000 euros d’apport personnel face à une valorisation globale se comptant en millions.
« Sur le papier, un rachat de fonds de commerce classique était inenvisageable », tranche Patrick Page, le conseiller qui a piloté l’opération. « Les banques demandent aujourd’hui des niveaux de fonds propres et des ratios d’endettement que des salariés, même cadres, peuvent
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