Dans un environnement marqué par l’incertitude, la pression sur les coûts et des attentes clients toujours plus élevées, l’hôtellerie doit repenser en profondeur sa manière de piloter la performance. Le contrôle de gestion traditionnel – fondé sur des reportings mensuels et des analyses d’écarts tardives – ne suffit plus à répondre aux défis contemporains.
Par le professeur Radhoine Laouer (PhD), enseignant-consultant en finance & contrôle de gestion
Comme le rappelait le philosophe Paul Foulquié : « L’intelligence consiste à adapter les moyens à la fin. » L’hôtellerie n’échappe pas à cette exigence : la donnée devient aujourd’hui le moyen indispensable pour atteindre une performance durable.
Pourquoi le pilotage hôtelier doit évoluer
Le secteur hôtelier fait face à une combinaison inédite de facteurs déstabilisants, dont l’inflation et la hausse du coût du personnel. Les coûts de ressources humaines et alimentaires augmentent structurellement. Le contrôle de gestion doit désormais permettre de détecter des leviers d’économie invisibles à l’œil nu. Autre contrainte, la volatilité extrême de la demande. Le last-minute domine désormais dans de nombreux marchés. Le pick-up peut varier brutalement en fonction des événements, de la météo ou des tendances digitales. Enfin, les limites du reporting classique apparaissent de plus en plus évidentes. Les analyses a posteriori arrivent trop tard pour corriger une dérive, saisir une opportunité commerciale ou anticiper un dysfonctionnement opérationnel. Lorsque l’information est disponible, la décision aurait déjà dû être prise. Face à
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