La France confirme son statut de première destination touristique mondiale. En 2025, l’Hexagone a accueilli 102 millions de visiteurs internationaux, contre 100 millions l’année précédente, selon le bilan présenté le 19 février par Serge Papin, le ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme. Mais au-delà de la fréquentation, c’est l’impact économique du secteur qui marque un tournant : les recettes touristiques internationales ont bondi de 9 % sur un an, atteignant un niveau record de 77,5 milliards d’euros, avec un solde positif de 20,1 milliards dans la balance des paiements. La progression repose d’abord sur les clientèles européennes, qui génèrent 76 % des nuitées et affichent une croissance soutenue, notamment l’Allemagne. Les marchés nord-américains progressent fortement, tandis que l’Asie amorce un retour encore inégal.
Au total, 743 millions de nuitées ont été enregistrées, dont 261 millions dans l’hébergement marchand (+7,5 %). Cette performance prolonge la dynamique de 2024, portée notamment par les Jeux olympiques de Paris et la réouverture de Notre-Dame. Elle traduit aussi la stratégie d’accroître la valeur du tourisme plus que son volume. La dépense moyenne par visiteur international atteint désormais 760 euros par séjour.
Face à une concurrence internationale accrue, l’État vise désormais 100 milliards d’euros de recettes d’ici 2030 et entend faire de la France la première destination mondiale du tourisme durable. « Le pari du tourisme est un pari gagnant : voici un secteur qui performe et continue de contribuer à la richesse nationale, a déclaré Serge Papin, à l’occasion de la présentation de ce bilan. Cette place de 1ère destination mondiale, soyons en fiers, beaucoup nous l’envient. Certains arrivent même à en dégager plus de recettes. Car au fond, le tourisme est un secteur concurrentiel comme tous les autres secteurs de l’économie et dans lequel il faut se battre. Et nous allons nous battre : nous sommes une grande nation de tourisme, cela doit profiter à tous, dans tous les territoires.»
N.F.



