L’observatoire de la restauration et de l’hôtellerie

L’observatoire de la restauration et de l’hôtellerie

L’évolution des chiffres d’affaires


sur un an (décembre 2014 - décembre 2015)










CONSOMMATION


En métropole, en mars 2016, source Insee.• Boisson cola 3,15 € le verre
Stable
depuis 2 mois
+ 1,3 %
sur un an
Opération stabilité pour ce prix moyen depuis la petite hausse d’1 centime de janvier. L’évolution entre mars 2015 et mars 2016 n’est que de + 1,3 %, ce qui est bien plus faible que celle observée de mars 2014 à mars 2015 (+ 2,3 %). L’inflation sur le cola en salle semble donc se calmer un peu.• Demi de bière blonde 2,84 €
+ 0,4 %
sur un mois 
et sur un an
S’il a augmenté d’1 centime en mars, le prix moyen de la bière blonde en salle est lui aussi au cœur d’un effet global de stabilité. Il n’a pas encore récupéré sa baisse de janvier (où il était passé de 2,86 € à 2,83 €) et affichait, en mars, une évolution annuelle de seulement + 0,4 %. 15 ans d’évolution du prix du café en salle










Les chiffres de l’hôtellerie française en février 2016










Février 2016 : l’hôtellerie française coupée en deux


Le mois de février 2016 s’inscrit dans les tendances observées en fin d’année 2015, depuis les attentats de novembre et en janvier 2016 avec un nouveau recul du RevPAR de 3,6 % au niveau national, à 44,4 euros HT. Les taux d’occupation accusent un recul de 1,5 point, un résultat en-deçà de celui observé en janvier (-1,3 point). En revanche, si les prix moyens restent orientés à la baisse, celle-ci est globalement moins marquée qu’au cours des derniers mois : - 0,9 % en février contre - 2,7 % en janvier.L’hôtellerie de luxe repart à la hausse
Les tendances de l’hôtellerie s’expliquent actuellement plus par les logiques géographiques que par les segmentations par catégories de produits. Ainsi, les évolutions constatées entre les segments sont proches les unes des autres. Au niveau national, la baisse du taux d’occupation traduit une tendance similaire entre les catégories : les segments milieu et haut de gamme enregistrent un recul respectivement de 1,8 point et 2,7 points par rapport à février 2015, alors que l’hôtellerie économique ne fléchit que de 0,9 point. Le luxe sort son épingle du jeu en affichant une hausse de la fréquentation de 0,6 point. Un constat analogue peut être dressé en ce qui concerne les prix moyens, l’hôtellerie économique affichant une baisse de 1,9 % tandis que les hôtels de luxe connaissent des prix moyens en hausse de 0,8 %. Au final, les évolutions de RevPAR par rapport à février 2015 sont proches : l’hôtellerie milieu de gamme voit son RevPAR reculer de 4,2 %, tandis que les catégories super-économique et l’hôtellerie haut de gamme, connaissent une baisse de 3,3 % et 6,5 % du RevPAR. Quant au luxe, son RevPAR croît de 2 % pour ce deuxième mois de l’année. L’observation des résultats par zone géographique en revanche fait apparaître des tendances plus tranchées. Dans la poursuite des résultats observés depuis novembre, la France paraît coupée en deux.Une dichotomie dans les performances du pays
Paris et l’Île-de-France ont continué d’afficher des performances très dégradées par rapport aux standards habituels des mois de début d’année. Février marque même une accentuation de la tendance par rapport à janvier. À Paris, le RevPAR est en recul de 14,2 % (contre - 12,5 % en janvier) en raison notamment de la dégradation des taux d’occupation. En Île-de-France hors Paris, Février se caractérise par une dégradation encore plus franche des performances avec un RevPAR en recul de 10,6 % contre 5,8 % en janvier, s’expliquant en partie par un effet de comparaison à une base étonnamment solide en février 2015 (+ 7,5 % de RevPAR à l’époque). Ces résultats de 2016 sont impactés par le calendrier des congés d’hiver de la zone C, mais l’hôtellerie francilienne a encore clairement souffert des effets de traîne des conséquences des attentats, effets dont on attend qu’ils s’estompent au cours du second trimestre (la deuxième semaine de mars montre d’ailleurs un premier retour en territoire positif). Cette amélioration possible reste toutefois conditionnée, au lendemain des événements qui frappent Bruxelles, à la normalisation de la situation sécuritaire et à la tenue dans des conditions habituelles et apaisées de l’Euro de football.
La bonne surprise de février 2016 vient de la province qui connaît un redressement significatif avec des taux d’occupation en hausse de 1,2 point et des prix moyens de 2,6 %. Au final, le RevPAR y augmente de 5 %, résultat qui tranche avec les mois précédents (+ 0,4 %). Les hôtels de province ont pu bénéficier d’un calendrier plus favorable à la clientèle d’agrément avec le décalage des vacances de la zone B : sur la totalité de février 2016 alors qu’elles étaient à cheval sur février et mars en 2015. Ce sont notamment les établissements haut de gamme des destinations de villégiature (montagne, Biarritz) ou des grandes agglomérations (Lyon, Marseille, Nantes, Toulouse) qui tirent l’activité.