L’évolution des chiffres d’affaires en octobre 2009

Hôtellerie avec et sans restaurant

- 5,5 %

Le chiffre de l'hôtellerie recule encore de 5,5 % en octobre alors qu'en 2008, il s'était déjà effondré de 8, l % en comparaison de la remarquable année 2007. Si la saison d'été a pu être sauvée, l'automne a annoncé un retour à la dure réalité de la crise. Les faits se conjuguent en ce sens avec la baisse des TO, la platitude des voyages d'affaires et des prix souvent cassés dans des promotions.

Restauration rapide + 6 %

Cette forme de restauration connaît une imperturbable progression. La restauration rapide, une restauration de crise ? En tous cas pas une restauration de crise !

Traiteurs + 2,6 %

+ 2,6 % en octobre. La conjoncture semble réussir aux traiteurs qui ont vu leurs chiffres d'affaires en progression régulière depuis deux ans. Vague des plats emportés au détriment du restaurant, concentration en France d'évènements organisés autrement à l'étranger, le climat leur reste favorable.

Cafétérias - 2,2 %

En octobre 2009, les cafétérias et autres libres-services sont retombées à leur niveau de chiffre d'affaires de mars 2006 et la décrue est bien antérieure à la baisse de la TVA. On peut vraisemblablement déceler ici un changement dans les modes de consommation avec le transfert du repas de midi vers d'autres formules (tupperware ?)

Restauration Traditionnelle

+ 6,5 %

Splendide rebond de la restauration traditionnelle en octobre 2009 avec une progression de 6,5 % par rapport au même mois de 2008. Cela sous réserve, toutefois, que les chiffres de l'Insee ne soient pas révisés... Si tel n'est pas le cas, le niveau de chiffre d'affaire de 2007 aura été largement dépassé. Un chiffre à prendre pour l'instant au conditionnel, mais qui, s'il s'avérait vrai, témoignerait, plus que d'une improbable sortie de crise, d'un effet de la TVA à 5,5 %.

Débits de boissons

+ 0,7 %

Depuis juillet 2009 le chiffre d'affaires des débits de boissons a retrouvé le chemin de la hausse. Les résultats sont supérieurs à ceux de 2008 mais restent inférieurs à ceux de 2007. Les débits de boissons semblent cependant sortis de la dynamique inquiétante dans laquelle ils s'étaient plongés. Plutôt qu'aux indicateurs économiques encore moroses, c'est peut-être à un meilleur moral des ménages que l'on doit attribuer cette tendance. Persistera-t-elle ?