
L'hôtel Lapérouse à Nantes est le premier hôtel Ecolabel des pays de la Loire et cet hôtel ne manque pas d'originalité. Situé en plein centre de Nantes, ce 3 étoiles de 46 chambres a été racheté en 2003 par Gilles Cibert. «J'avais fait carrière dans le contrôle de gestion et j'ai été séduit par cette affaire, lancée en 1993», indique Gilles Cibert. Il faut dire aussi que l'hôtel ne manque pas d'originalité. Imaginé par le propriétaire de l'époque Jean-Michel Lemonnier et par les architectes Bernard et Clothilde Barto, le bâtiment a encore aujourd'hui une allure avant-gardiste, avec son toit en pierre, ses fenêtres rapprochées et ses murs inclinés, un peu comme ceux des bâtiments de la ville qui se sont enfoncés... «L'hôtel est lui aussi un enfoncé, ce qui fait que lorsque vous entrez, vous devez passer sur une passerelle inclinée. Ensuite, comme le bâtiment est penché, plus vous montez dans les étages et plus les chambres sont grandes.»
La décoration intérieure est plutôt épurée. Les couloirs sont peu éclairés, pour inciter les clients à baisser la voix. «Pour gagner de la place, les architectes ont eu une idée très originale. Il n'y a pas de couloirs transversaux, ce qui fait que pour passer d'un côté à l'autre de l'hôtel, il faut traverser l'ascenseur, qui devient en quelque sorte un couloir volant.»
Dans les chambres, tout a été conçu spécialement pour l'hôtel : les armoires en verre, les dessins des couvre lits, les appliques transparentes, les rideaux qui se ferment avec des oeilletons... La salle de petit déjeuner est située au sous-sol et elle bénéficie de la présence d'une immense table de verre et d'un escalier, qui est traité comme un meuble.
«En 2007, le taux d'occupation a atteint 75,3 %, contre 73,9 % en 2006. De son côté, le prix moyen a progressé de 9,5 %, pour atteindre 103,5 euros TTC. » Les étrangers représentent 25 à 30 % de la clientèle. «Nous avons 62 nationalités différentes et la clientèle étrangère nous intéresse parce qu'elle est plus fortunée. De plus, elle a l'habitude de payer les hôtels plus cher qu'en France et elle reste en général pour plusieurs jours. Si vous prenez par exemple le cas des Américains, Ils ont l'habitude de dévaliser le mini-bar.» 65 % de la clientèle est d'affaire. «Mais nous avons aussi bien développé la clientèle individuelle avec les coffrets cadeaux.» A noter que Gilles Cibert a mis en place un outil, qui lui permet de prévoir la fréquentation, en fonction des statistiques passées. «A partir de cela, nous faisons du yield, et dès la première année, suite à la mise en place de ce système, nous avons gagné près de 7 points de taux d'occupation, tout en augmentant nos prix de vente.»





